Mauvaise Pente
Fourmipat :: SEP passionnant :: à lire
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Mauvaise Pente
Je l'ai acheté il y a peu, par hasard, la Fnac avait mis quelques auteurs irlandais en tête de gondole pour le 17 mars (Saint-Patrick...), je ne connaissais ni le livre ni l'auteur...
Je ne l'ai pas encore terminé mais déjà je vous le conseille...
"The Long Falling" de Keith Ridgway aux éditions Phébus
Poète et nouvelliste, donc aguerri à l'écriture la plus exigeante, Keith Ridgway romancier fait montre d'un art très sûr qui, ligne après ligne, nous approche au plus près de ces gens simples mais imprévisibles qu'il a choisi de peindre dans leur descente sans pathos vers ce qui est à peine un destin. Le titre original est de loin plus juste que le titre français (lourd, qui plus est, de connotations morales), The Long Falling : la chute lente. De fait, la manière de l'auteur sert sans faillir le rythme insidieux de la solitude, de la révolte presque animale, enfin de la défaite d'une femme. Le tragique naît le plus souvent de la banalité puisque nous avons épuisé les mythes originels. Il nait simplement de la nature humaine, imperfectible serait peu dire, inlassable à sécréter ses poisons. […] La trame de pluie dont tout roman irlandais est enveloppé naturellement dilue les gestes, la couleur des choses, les intentions mêmes dans une sorte de halo impressionniste. Sur ces pays où les manteaux ne sont jamais secs les mots de Keith Ridgway tombent goutte à goutte, implacables et presque incolores. La misère du cœur vous pénètre, page après page. Et, tout à coup, on se heurte à l'irréparable.« Peu de premiers romans sont aussi stupéfiants d'intelligence, de complexité polyphonique et de tendresse désolée que cette Mauvaise pente qui nous entraîne au bout de sa nuit. »
Je ne l'ai pas encore terminé mais déjà je vous le conseille...
"The Long Falling" de Keith Ridgway aux éditions Phébus

Poète et nouvelliste, donc aguerri à l'écriture la plus exigeante, Keith Ridgway romancier fait montre d'un art très sûr qui, ligne après ligne, nous approche au plus près de ces gens simples mais imprévisibles qu'il a choisi de peindre dans leur descente sans pathos vers ce qui est à peine un destin. Le titre original est de loin plus juste que le titre français (lourd, qui plus est, de connotations morales), The Long Falling : la chute lente. De fait, la manière de l'auteur sert sans faillir le rythme insidieux de la solitude, de la révolte presque animale, enfin de la défaite d'une femme. Le tragique naît le plus souvent de la banalité puisque nous avons épuisé les mythes originels. Il nait simplement de la nature humaine, imperfectible serait peu dire, inlassable à sécréter ses poisons. […] La trame de pluie dont tout roman irlandais est enveloppé naturellement dilue les gestes, la couleur des choses, les intentions mêmes dans une sorte de halo impressionniste. Sur ces pays où les manteaux ne sont jamais secs les mots de Keith Ridgway tombent goutte à goutte, implacables et presque incolores. La misère du cœur vous pénètre, page après page. Et, tout à coup, on se heurte à l'irréparable.« Peu de premiers romans sont aussi stupéfiants d'intelligence, de complexité polyphonique et de tendresse désolée que cette Mauvaise pente qui nous entraîne au bout de sa nuit. »






